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Salomon et la Reine de Seba

2 Chroniques 9 v 1 à 9 et v 12 ; Matt. 12 ; v 42

Nous avons lu que cette grande dame que fut la reine de Séba, vint des extrémités de la terre, de son Ethiopie natale (ou Ymen?), pour rencontrer le roi Salomon. C'est ce qu'on appellerait aujourd'hui : Une rencontre au sommet. Voilà un texte qui est bien fait pour donner la nostalgie aux missionnaires et évangélistes ; eux qui vont jusqu'au bout de la terre souvent pour ne pas être entendu.

Bien sûr ce texte est prophétique du jour où les rois de la terre viendront apporter leurs hommages aux pieds du Messie à Jérusalem. Mais pourquoi aujourd'hui l'évangile est-il prêché avec apparemment si peu de succès ? C'est pourtant la bonne nouvelle qui nous dit qu'un plus grand que Salomon est ici.

L'évangile que nous prêchons, nous ne l'avons pas changé, nous ne l'avons pas altéré. Je suis persuadé que si les apôtres eux-mêmes étaient ici présents dans nos soirées et s'ils écoutaient notre façon de faire et notre prédication, ils ne nous désavoueraient pas. Et puis, c'est la même puissance qui est à l'uvre chez ceux qui reçoivent cet évangile. Il y a des vies complètement transformées.

Alors, si c'est la même personne, si c'est le même message et si c'est la même puissance, pourquoi est-il si souvent prêché sans grand succès ? Pourquoi reste-t-il ignoré de la majorité ? Pourquoi les gens ne viennent-il pas à nous, lors même que nous allons vers eux ? Pourquoi, au lieu d'être 200 ne sommes-nous pas 500 ou 1000 ? Il n'y a, hélas, qu'une réponse : C'est parce que, généralement parlant, les gens de notre siècle n'ont plus de besoins spirituels. Et ne plus avoir de besoins c'est un besoin pour lequel il n'y a pas de remède, parce que quand on a des besoins, on cherche et on trouve. Quand notre corps est malade, on saura dans certains cas traverser l'océan pour se faire opérer sur un autre continent. On va même jusqu'en Indonésie consulter des rebouteux qui vous trompent et qui vous demandent votre fortune pour ne rien faire, sinon vous mystifier. C'est-à-dire que quand on a besoin, on cherche et on trouve.

Je me souviendrai de ce qui m'est arrivé il y a quelques années de cela Je me souviens, c'était un samedi, j'avais commandé un tente d'évangélisation, une tente qui pouvait contenir une cinquantaine de personnes ; une petite tente qui était transportable en 2 étapes dans ma voiture. Je l'ai reçue le samedi après dîner, et à peine l'avais-je reçue, qu'un homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, est arrivé et m'a demandé : "Vous avez une tente, est-ce que je pourrais la louer pour un week-end ?" Mais, lui ai-je dis : "Comment pouviez-vous savoir que j'ai une tente, je viens de la recevoir ?" L'histoire est la suivante : Cet homme mariait sa fille la semaine suivante, et comme sa maison était trop petite il voulait faire un agrandissement pour la circonstance. Il avait fait un tour invraisemblable pour chercher une tente : Comment il avait appris que j'en avais une, ça je n'en sais rien, je n'ai pas non plus cherché plus loin à savoir, mais il avait besoin d'une tente, et le fait est qu'il a cherché et qu'il a trouvé.

Cela veut dire que si les gens ne viennent pas davantage à nous, ce n'est pas parce que nous passons inaperçus, ce n'est pas parce que la salle où nous sommes aujourd'hui est trop petite, ou parce qu'elle n'est pas assez jolie ; ce n'est pas parce que nos méthodes sont périmées, mais malheureusement pour eux c'est parce qu'ils n'ont plus de besoins spirituels, ou tout au moins ils n'ont pas conscience de l'urgence de la nécessité de faire la paix avec Dieu.

Premièrement donc, pour en revenir à la Reine de Seba, elle est venue des extrémités du ciel.

 

Deuxièmement elle est venue avec des énigmes, et j'aime beaucoup cette expression. Elle est venue avec des énigmes, avec des questions, des interrogations, et nous en avons aussi, des interrogations. Qu'est-ce que la vie, quel est le sens de la vie ? Et combien de jeunes m'ont dit : Mais enfin, qu'est-ce que je suis venu faire sur la terre ? Qui suis-je ? D'où est-ce que je viens ? Où est-ce que je vais ? Les grands mystères de la vie, de la mort et de l'éternité.

Je ne sais pas quelles étaient les questions de la reine de Séba, mais je sais qu'elle en avait beaucoup et quelles étaient difficiles. Ah ! voyez-vous on a beau s'appeler reine de Séba, reine des plages, reine de beauté, reine des studios, on a beau être paré du titre de Miss France, ou de Miss Univers, on a beau s'appeler Fabiola, Victoria, Soraya, Farah Dibah, le cur est plein d'énigmes, plein de questions. Mais aucune ne résista à la sagesse de Salomon.

Vous allez me dire, "mais, Fernand LEGRAND c'est bien beau tout ça, vous nous rappelez des histoires tellement poussiéreuses, tellement vieilles, vous nous parlez d'une histoire qui s'est passée il y a bientôt 3 mille ans, mais moi je vis à l'aube du troisième millénaire ; et moi aussi j'ai mes énigmes, mes questions et mes problèmes, et qui va répondre à ces questions, les miennes, celles d'aujourd'hui ? Eh bien sachez qu'il y a ici ce matin et tous les jours et n'importe où à votre disposition, un plus grand que Salomon. Et si un homme rempli de la sagesse de Dieu a pu répondre à toutes ces questions, que dire de celui qui est l'incarnation de la Sagesse de Dieu ?

Sachez que, quelles que soient vos questions, Christ, le plus grand que Salomon, non seulement possède la réponse, mais en plus que Jésus est, dans Sa personne, la réponse à vos questions.

La bonne nouvelle ce n'est pas un ensemble de doctrines seulement, c'est quelqu'un, c'est Jésus. Souvenez-vous de Job ; Job était un homme plein de questions et nous le comprenons. Je ne peux pas lire le livre de Job sans tressaillir et parfois même sans que des larmes coulent. Ah ! Quelle tragédie que la vie de Job. Et Job est assailli par une montagne de questions. Avez-vous remarqué que Dieu ne lui a pas donné des réponses à ses questions ?

A la fin du livre, Dieu s'est seulement présenté à lui et quand Job a vu Dieu, il a eu la réponse à toutes ses questions et il a commencé par s'abîmer dans la repentance et il a dit : "Mon oreille avait entendu parler de toi, et maintenant mon il t'a vu". Il avait la réponse simplement dans le contact avec le Seigneur. C'est pourquoi dans le succès comme dans l'insuccès, nous prêchons Christ. Car Dieu, qui nous a faits, connaissant les besoins de nos curs, ne nous a donné qu'une réponse unique en nous donnant Jésus-Christ. Il n'y en a pas d'autre, et c'est pourquoi, qu'on nous écoute qu'on ne nous écoute pas, nous disons comme Paul : "Nous n'avons voulu connaître parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié". Pourquoi ? Parce que Jésus-Christ, l'évangile, c'est la puissance de Dieu pour le salut de celui qui croit.

 

Troisièmement j'apprends, concernant la reine de Séba, qu'il est écrit au verset 1er : "Elle lui dit tout ce qu'elle avait dans le cur". Remarquez qu'elle commence avec des énigmes. Alors en français moderne, vous savez comment cela s'appelle ? Elle est venue avec des "colles". Eh oui, les étudiants comprennent cela, les colles.

Elle s'est dit : "Mon petit Salomon, ta réputation vient de loin et elle est surfaite pas possible, mais moi j'ai là quelques questions de derrière les fagots, et tu ne t'en sortiras pas si facilement !" Elle est venue avec des colles ; elle a voulu se mesurer à lui : A nous deux Salomon ! Et c'est vrai que souvent un premier contact avec l'évangile prend des allures de batailles rangées. Les gens viennent avec des énigmes, avec des colles, avec des arguments pour embarrasser le prédicateur, et n'ayant pas la stature de Salomon, j'admets que ça peut parfois m'embarrasser. Mais elle a très vite compris la vanité des énigmes. Aussi, remarquez ce qui suit : Elle a ouvert tout son cur. Ah c'est différent ! Ce n'est plus son sac à énigmes qu'elle ouvre maintenant, c'est son cur. Et Salomon a répondu à toutes ses questions parce qu'elle avait ouvert tout son cur. Et vous pouvez souligner dans votre Bible les 2 "tout" qui sont là.

Il y a peut-être quelqu'un parmi nous ce matin qui se dit : Oui, mais moi aussi j'ai posé des questions au Seigneur et je n'ai pas reçu de réponse. Je ne suis pas entré dans la pleine victoire dont vous parlez. Vous parlez de salut, vous parlez de triomphe, vous parlez de victoires, même sur le péché, mais moi je n'ai pas connu tout cela. Et pourtant j'en ai parlé au Seigneur !

Mais, mes amis, avez-vous fait comme la reine de Séba ? Avez-vous ouvert TOUT votre cur à celui qui est plus grand que Salomon ? Ou bien est-ce que vous avez retenu quelque chose ? Peut-être avez-vous été réticent. Avez-vous plaidé coupable, ou non ? Votre confession, votre besoin, est-ce que c'était une justification ou une repentance ? Ecoutez ce que dit le livre des Proverbes au verset 28 : "Celui qui cache ses transgressions ne prospérera pas, mais celui qui les avoue et qui les délaisse, obtiendra miséricorde".

C'est exactement ce que le fils prodigue a fait, quand il est revenu à son père. Il n'est pas dit : "Papa on ne s'est pas compris". Il n'a pas rejeté la faute sur les copains qui l'avaient entraîné. Non, il est revenu en disant : "Père j'ai péché ; j'ai péché contre le ciel et contre toi". Il n'a pas fait son mea culpa sur la poitrine de quelqu'un d'autre, mais sur la sienne. Le coupable, c'est moi ! Et nous savons qu'alors, et seulement alors, il a reçu la pleine réponse.

 

Quatrièmement, remarquez que jusqu'ici la reine de Séba est entièrement préoccupée d'elle-même. Elle tourne autour de son petit centre à elle, de son petit "je", de son "moi" qui est le centre de son univers ; elle est venue avec ses questions, ses énigmes. Elle est venue avec un regard introspectif, comme on dit aujourd'hui, tournée vers l'intérieur et il ne se passe rien.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas s'analyser, ou faire son autocritique ; ou mieux, faire le point dans sa vie. Mais si on ne fait que ça, on va en sortir découragé, forcément, puisque l'apôtre Paul a dit : "Je sais qu'en moi, dans ma chair il n'y a aucun bien". Si donc je porte les yeux dans mon "aucun bien", il est évident que je ne m'en sortirai jamais.

Elle vient avec les regards tournés dans sa propre vie, il ne se passe rien.

 

Cinquièmement, au verset 5, elle sort d'elle-même, elle regarde à l'extérieur, et que voit-elle ?

  1. La maison du roi et de ses serviteurs.

Elle voit des choses qui vont la faire sortir d'elle-même, elle voit la maison du roi et celle de ses serviteurs. Elle, la reine qui avait un palais, elle voit la maison des serviteurs de Salomon et elle en est éblouie. Avez-vous déjà pensé à la maison qui nous attend ? Ecoutez ce qu'en dit la Bible : "Si notre corps qui n'est qu'une tente est détruit, nous avons une maison qui n'est pas faite de main d'homme, éternelle, dans les cieux". Déjà, en parlant de son corps terrestre, David a dit : "Je te bénis Seigneur de ce que je suis une créature si merveilleuse". Que sera-ce lorsque nous serons transmués à la rencontre du Seigneur dans les airs, que nous serons rendus semblables à Lui et que nous irons là où le Seigneur a dit : "Je vais vous préparer une place, et quand je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi, et que vous voyiez la gloire que j'avais auprès du Père avant que le monde fût". La maison du Père !

b) Les mets de table et les échansons.

Elle vit les mets de sa table et ses échansons, c'est-à-dire ceux qui servaient à boire. Je ne sais pas comment les échansons de Salomon servaient à boire, s'ils versaient la moitié d'une coupe, s'ils les remplissaient aux trois quarts, mais je sais comment le Seigneur nous sert. Il est écrit dans le Psaume 23 : "Ma coupe est pleine et elle déborde !" Voilà la mesure de bonheur des rachetés : C'est une coupe tellement pleine qu'il peut dire à cette occasion : "Tu dresses devant moi une table en face de mes adversaires". Vous savez, que quand les ennemis sont là, ce n'est pas le moment de se mettre à table. Eh bien c'est ce qu'il fait : Il se met à table décontracté, alors même qu'il y a des problèmes, des difficultés, alors même qu'il a peut-être des larmes dans les yeux. Quand on connaît le Seigneur, on peut, en repos de conscience et de cur, se mettre à table avec Lui.

D'ailleurs, elle, qui était à la tête d'un royaume, elle n'a pas dit : "Heureuse la reine de ce royaume". Elle a dit : "Heureux les serviteurs de ce royaume". Elle, la reine, elle enviait les serviteurs de Salomon ! Alors comment moi, n'aurais-je pas aussi envié les serviteurs de celui qui est plus grand que Salomon ? Car dés avant ma conversion je me rendais compte que ceux qui appartenaient au Seigneur avaient un plus, quelque chose en plus que moi je ne possédais pas.

c) Les vêtements des serviteurs.

Elle vit aussi les vêtements de ses serviteurs. En tant que reine et en tant que femme, elle s'y connaissait en vêtement et en soieries, mais des vêtements comme ceux que portaient les serviteurs de Salomon, elle n'en avait jamais vu.

Avez-vous déjà vu les vêtements des rachetés dont parle la Bible ? Ecoutez : Quand le fils prodigue est revenu, le père a dit : "Apportez vite la plus belle robe et revêtez-le". Ce qu'il y a de plus beau dans la garde-robe du ciel, c'est quoi ? C'est le vêtement de justice dont le Seigneur revêt tous les siens. Il est écrit que leur robe, leur vêtement, lavé dans le sang de l'Agneau, est devenu blanc, blanc comme le grand trône blanc. Nous n'aurons plus aucune peur d'affronter le tribunal de Dieu, car le Seigneur revêt ses rachetés d'une blancheur et d'une pureté égale à ses exigences.

Elle voit la maison du roi, elle voit les mets de sa table, ses échansons, elle voit les vêtements de ses serviteurs et enfin elle regarde l'holocauste.

 

d) L'holocauste.

Un mot d'explication : Dans l'Ancien Testament il y avait des sacrifices très différents les uns des autres, et chacun a sa contrepartie spirituelle dans notre vie d'aujourd'hui. Mais parmi tous ces sacrifices il y en avait un particulier qui s'appelait : "L'Holocauste" ; les anglais appellent cela le Burnt Offering c'est-à-dire l'offrande brûlée. L'holocauste c'est cela. Et la particularité de l'holocauste, c'est que rien n'était retenu.

Dans les autres sacrifices, il y avait une partie qui était destinée à celui qui offrait le sacrifice ou aux sacrificateurs, mais là tout était entièrement consumé. C'est pourquoi l'holocauste nous parle d'une vie entièrement livrée et consacrée à Dieu. Et quelle est cette vie consacrée à Dieu, quel est l'holocauste par excellence ? C'est celui qui, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, n'a jamais vécu pour lui-même mais a vécu pour son Père et pour les autres. Et cet holocauste de la vie de Jésus-Christ a culminé dans la Croix du Calvaire, ou plutôt Jésus-Christ en croix, j'aime mieux cette expression.

Quand Jésus-Christ en Croix est regardé avec les yeux de l'âme, cela produit des résultats étonnants. Comme la reine de Séba, les gens sortent de leur petite vie et ils entrent dans la grande vie de Jésus-Christ ; ils en finissent avec eux-mêmes et ils recommencent avec Dieu.

Hors d'elle même, sortie de ses gonds, elle trouve quelque chose d'autre : Elle découvre ce qu'est le salut et le prix payé pour le salut, c'est-à-dire l'holocauste total de la vie livrée jusqu'à la mort. Et tous ceux qui ont regardé la croix de Jésus avec les yeux du cur, n'ont plus jamais, plus jamais, mais alors plus jamais, été les mêmes.

Maintenant je vais récapituler brièvement disons le schéma de la vie de cette grande dame :

Premièrement elle sent ses besoins, elle en a conscience ;

Deuxièmement elle vient à celui à qui il fallait venir ;

Troisièmement elle ouvre tout son cur ;

Quatrièmement elle contemple l'holocauste, nous dirions aujourd'hui la croix ;

Cinquièmement, voyez l'ordre parfait elle apporte des aromates ; elle culmine dans l'adoration, car les aromates entraient dans la composition du parfum odoriférant de l'adoration. Et l'adoration sied aux rachetés et aux rachetés seuls. Un adorateur qui n'a pas été purifié par l'uvre de la croix du Calvaire, est un faux adorateur et Dieu ne l'accepte pas.

 

Abel et Caïn.

Regardez Abel et Caïn : Ils n'avaient pas un Dieu différent, c'était le même Dieu. On nous dit parfois que c'est le même Dieu pour tout le monde. Oui, mais l'approche était différente. Dans le cas de Caïn ce n'était pas l'adoration d'un faux dieu, c'était une fausse adoration du vrai Dieu Et c'est tout aussi grave.

Caïn est venu à Dieu sur la base de ses capacités, de ses uvres, de la valeur de ce qu'il avait fait. Il a certes présenté à Dieu ce qu'il avait tiré de mieux d'un sol que Dieu avait maudit, et il a été rejeté car, surtout en matière de salut, notre meilleur ne vaut rien. Abel lui, au contraire, s'est présenté devant Dieu, non pas avec ce qu'il avait de meilleur, mais avec une vie payée en rançon pour ses péchés. Abel s'est reconnu pécheur et il a mis entre lui et Dieu le sacrifice, dirions-nous, d'une vie innocente, le sacrifice de la croix.

Quand on s'approche de Dieu et de son salut sur cette base là, le pas qui suit c'est l'adoration, ce sont les parfums qu'a offert à Salomon la reine de Séba, et je voudrais poser une question à tous mes amis au masculin. J'étais prêt à rendre grâces tout à l'heure pendant le moment d'adoration, et j'ai constaté que les mâles sont restés étrangement réservés pour ne pas dire silencieux.

Ou étiez-vous ? Pourquoi êtes-vous resté silencieux ? Pourquoi n'avez-vous pas apporté vos aromates à celui qui est plus grand que Salomon ? Et toi, mon frère, qui essaye de biaiser mon regard pour ne pas me voir, mon frère, je n'ai pas entendu ta voix. Vous allez me dire : "La vôtre non plus on ne l'a pas entendue" ; mais je me suis tu exprès pour vous laisser la place ! Cela fait peut-être sourire, mais j'espère que vous encaissez le choc et que la prochaine fois on vous entendra.

Nous les hommes, nous sommes peut-être d'un tempérament moins primesautier, mais si nous venons au culte avec nos curs bien disposés à rendre grâces au Seigneur, la louange devrait être préparée dans notre cur au moment où nous entrons dans le lieu de culte. Donc, parfait exemple pour nous les hommes, cette femme a apporté avec elle ses aromates ; et si Salomon était digne de tant d'aromates, à combien plus forte raison, mes frères, celui qui est plus grand que Salomon.

 

Surabondance.

Et puis je lis encore que Salomon lui donna tout ce qu'elle désira, plus qu'elle n'avait apporté. Voyez-vous, Dieu n'est jamais notre débiteur, dans ce sens que Dieu ne nous doit jamais rien. Quand nous donnons notre vie au Seigneur, quand nous nous consacrons à lui, n'oublions jamais que Dieu nous donnera plus que nous n'avons apporté. Elle est repartie avec beaucoup plus qu'elle n'avait apporté, et en tous cas avec une chose en particulier : Elle est repartie chez elle avec la paix dans son cur. Et cette paix est l'un des bien les plus précieux au monde.

Je me souviens qu'avant ma conversion, tout juste avant ma conversion, ce que je désirais par-dessus tout, c'était cette paix du cur que je n'avais pas. La reine de Séba est repartie avec cette paix, comme le vieux Siméon dans l'évangile : Quand il a vu le Seigneur, il a dit : "Maintenant Seigneur, laisse ton serviteur partir en paix" ; je peux mourir maintenant, pourquoi ? "Parce que mes yeux ont vu ton salut". Et quand on a vu le salut de Dieu, on a cette paix éternelle dans son cur et on est prêt à partir, prêt à rencontrer Dieu, ayant fait la paix nous dit l'apôtre Paul, par le sang de sa croix. Les énigmes sont parties et on a maintenant les certitudes de la foi, car la foi ne donne pas des incertitudes, elle donne des certitudes.

 

La vie après la vie.

Mais ce n'est pas tout ; il y a encore deux choses que je voudrais souligner, c'est que si la reine de Séba est descendue dans le tombeau, Jésus lui, nous montre que la tombe n'est pas la fin de tout, et Il nous dit dans l'évangile de Matthieu, "elle se lèvera, au jour du jugement, avec cette génération et la condamnera, parce qu'elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon". C'est à dire que ceux qui se convertissent, sont laissés sur la terre par le Seigneur pour rendre témoignage. Dieu pourrait très bien, au jour où nous nous convertissons, nous emmener dans le ciel, mais il n'y aurait plus personne pour prêcher, pour témoigner, pour inviter, pour parler du salut, alors il nous laisse pour rendre témoignage du salut en Jésus-Christ, jusqu'au jour de notre mort

Après notre mort, nous aurons un autre témoignage à rendre comme la reine de Séba au jour du jugement ; non plus un témoignage en salut, mais alors un témoignage en condamnation. Cela veut dire que les rachetés seront là, comme des trophées de la grâce de Dieu, prouvant au monde des perdus que l'évangile était vraiment comme la Bible le dit : "La puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit". Il en viendra du nord, du sud, de l'est, de l'ouest, des endroits les plus reculés de la terre, qui seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, et les fils du royaume seront jetés dehors, tant il est vrai que parfois ce sont les premiers invités qui rejettent ce témoignage et cette invitation.

 

L'immortalité.

Donc elle se lèvera en jugement et condamnera la présente génération. Et puis une dernière chose : Elle a eu droit à l'immortalité, dans ce sens que si la reine de Séba n'était pas venue à Salomon, personne au monde ne se serait jamais souvenu d'elle, parce que aucun manuel d'histoire profane ou séculière ne nous rapporte l'existence de la reine de Séba. Mais le nom de la reine de Séba est lié à celui de Salomon, comme notre nom est lié au nom de celui qui est plus grand que Salomon : Le Nom du Seigneur Jésus. Nous aurons droit à cette immortalité car il est écrit : "Quand il reviendra (Jésus) nous paraîtrons aussi avec lui.

Jugez de la stupéfaction des gens du monde, qui ont vu notre témoignage, qui ont entendu nos appels, quand ils verront ce voisin paisible ou cette mère de famille qui élevait ses enfants pour la gloire de Dieu, qui tous les soirs leur faisait joindre leurs petites mains pour les apprendre à prier. Lorsque Jésus reviendra, il sera admiré dans tous ceux qui auront cru comme cela est dit dans 2 Thessaloniciens 1 : 10.

Quel étonnement, c'était donc bien vrai cet évangile, cette foi dans le petit prophète de Nazareth, dans le Fils de Dieu. Oui, ils seront surpris et étonnés ; et je le répète, ils auront droit à l'immortalité.

Dites-moi, qu'étaient des petites bourgades comme Marengo, Wagram, Austerlitz ou Waterloo ? C'étaient des bourgs sans importance qui n'auraient jamais figurés sur aucune carte du monde, si un jour "l'Aigle "n'était passé par là. Et ces bourgs sont entrés dans l'immortalité.

 

Le prix payé.

Vous allez me dire : A quel prix ! Bien sûr à quel prix ! Quelles hécatombes ! Quelles pertes de vies ! Mais aussi à quel prix entrons-nous dans l'immortalité ! Au prix du plus affreux combat ; combat où Jésus, prenant de la main de Dieu une coupe telle, que rien qu'en la voyant son visage en a été inondé de sang. C'était bien autre chose que tous les champs de bataille du monde. Le point le plus chaud de l'univers s'est passé là, où, sur une croix, le Fils de Dieu a agonisé, portant la culpabilité de chacun de nous. L'Eternel ayant mis sur lui le péché de nous tous, il payait le prix notre culpabilité, portant notre mort à notre place.

Ayant mis notre foi en lui, ou si vous préférez "ayant remis notre sort éternel entre ses mains", nous avons droit à l'immortalité à entrer dans ce beau ciel et à vivre éternellement avec le Seigneur, dans sa gloire et à son service.

Eh bien voilà la leçon que même les enfants qui sont restés avec nous au culte ce matin, n'oublieront pas : La reine de la reine de Séba. Elle est venue des extrémités de la terre à Salomon, et vous les enfants vous êtes venu à comment s'appelle-t-il ? Le Seigneur Jésus.

Alors venez à lui et venez à lui ce matin. Pourquoi attendre une prochaine occasion ? Pourquoi attendre demain, alors que vous pouvez être sauvé aujourd'hui ? Et s'il vous accorde des années de vie, de pouvoir employer ces années à son service pour lui plaire à l'école, au lycée, plus tard, dans le travail et, qui sait, entendre l'appel du Seigneur pour être un missionnaire, un pasteur, un évangéliste pour remplacer Fernand LEGRAND ; mais oui Fernand LEGRAND qui va passer et qu'il faudra remplacer. Et c'est peut-être à quelqu'un d'entre vous les jeunes ici que le Seigneur adresse ce message : D'abord à se convertir, et puis à lui donner votre cur et votre vie.

 

Décision et prière finale.

Alors nous nous inclinons dans la prière, tous, les jeunes aussi. On courbe la tête, on ferme les yeux et les paroles que je vais dire spontanément, vous pouvez les redire à Dieu comme si elles étaient les vôtres :

"Seigneur, merci pour cette histoire qui a été vraie et qui reste vraie pour chacun de nous, puisque nous aussi nous habitons aux extrémités de la terre et nous avons beaucoup de questions, des choses que nous ne comprenons pas, et parce qu'il y a un vide un manque dans notre cur. Merci de nous avoir envoyé, non pas Salomon, mais un plus grand que Salomon, ton propre Fils qui a satisfait à la plus grande des questions, celle de notre salut en donnant sa vie à la croix.

Et Seigneur, notre prière c'est que nous soyons comme la reine de Séba, que nous venions à lui et que lui ouvrant notre cur pour être pardonnés et sauvés, nous puissions aussi apporter à ce merveilleux Sauveur les aromates de notre vie qui s'appellent la reconnaissance et l'adoration. Seigneur, veuilles aussi poser ton regard sur les enfants qui sont avec nous ce matin, et que quelques-uns maintenant t'ouvrent leur cur et te laissent entrer comme leur Sauveur et Seigneur, et que tu les forme non seulement pour le jour où tu les feras entrer dans ton ciel, mais pour que dès leur jeune âge ils apprennent à te suivre et à te servir.

Seigneur mets ta bonté sur tous les participants de ce culte, sur les deux assemblées ici représentées, sur leurs responsables, leurs anciens, leurs pasteurs et que tu bénisses le témoignage dans la région. Dépasses notre prière Seigneur, et restes avec nous au nom de Jésus notre merveilleux Sauveur, AMEN.