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OBSTACLES A LA VIE

POMPES FUNEBRES EN DEUIL (3/4)

Deux fois déjà nous avons abordé les trois résurrections que le Seigneur a opérées sur trois personnes différentes, et cela nous a valu un sous-titre un brin humoristique : "Les pompes funèbres en deuil ! !"

En voici l'ordre :

  1. La première sur la personne d'une petite fille de douze ans, la fille de Jaïrus ;
  2. la seconde sur un jeune homme, le fils de la veuve de Naïn ;
  3. la troisième sur Lazare de Béthanie.

Trois personnes différentes, trois âges différents, et chaque fois que le Prince de la vie a parlé, la mort a reculé.

Dans l'évangile de Jean au chapitre 11, nous trouvons le récit de la résurrection de Lazare. Jésus se rend sur les lieux, Lazare est dans la tombe et on lit v. 38 - 39 "Jésus, frémissant en lui-même, se rendit au sépulcre ; c'était une grotte, une pierre était placée devant ; Jésus dit : ôtez la pierre".

Dans le deuxième cas, dans l'évangile de Luc chapitre 7 v. 14 : c'est la résurrection du jeune homme, fils de la veuve de Naïn, "il s'approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s'arrêtèrent".

Dans le troisième cas, dans l'évangile de Marc au chapitre 5 v. 40, c'est la fille de Jaïrus, au v. 39 : "...ils poussaient des grands cris, ils pleuraient. Jésus entra et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit et pourquoi pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui. Alors il fit sortir tout le monde......"

Je dois vous dire que ma sympathie vous est acquise aujourd'hui, voire plus : toute mon admiration. Vous avez droit à un large coup de chapeau et je ne vous le refuserai pas.

Vous dites peut-être, "mais Monsieur le conférencier, qu'avons-nous fait pour mériter de tels éloges de votre part ? En général vous les donnez au compte-gouttes, et voilà qu'aujourd'hui vous nous couvrez de félicitations".

Eh bien oui, vous avez fait quelque chose d'extraordinaire dans son apparente simplicité, vous êtes ici aujourd'hui, ça c'est extraordinaire. Car après tout vous auriez pu être ailleurs ; chez vous, par exemple bien enfoncé dans un fauteuil à regarder la télévision, ou vous auriez pu être au théâtre, ou au ciné, ou sur une piste de danse ou bien assister au grand match de rugby qui se prépare ou qui se joue en ce moment ici, ou vous auriez pu être tout simplement au café du coin à jouer la partie de belote avec les amis ou que sais-je encore !

Mais non, vous êtes ici, et pourtant que d'obstacles à vaincre pour arriver ici. Il y avait d'abord un choix de préférence : il y avait l'heure - cinq heures de l'après-midi - la digestion un peu lourde quand on a bien mangé - et on mange bien à Lyon ! Il y avait la distance ; et certains n'habitent pas la porte à côté. Il y avait le temps assez maussade. Il y avait les enfants en bas âge, il y avait les visites des parents qu'il a fallu remettre. Et malgré tous ces obstacles et encore bien d'autres, vous êtes ici maintenant, c'est extraordinaire ! Et c'est parce que j'ai rencontré moi-même tous ces obstacles que ma sympathie vous est acquise, vous qui les avez surmontés, alors qu'il m'est arrivé parfois de ne pas les surmonter.

C'est le Président Roosevelt qui a dit : les obstacles ne sont pas fait pour nous abattre, mais pour être abattus.

La vie ressemble souvent à une course d'obstacles. C'est vrai, les contretemps, les imprévus, les pièges, sont semés partout dans la vie. Nous ne savons pas en nous réveillant demain matin, quel sera l'événement inattendu qui viendra barrer une journée que nous croyons dégagée comme une autoroute.

Les obstacles sont un peu comme l'Hydre de Lerne de la mythologie grecque, tué par Hercule : Chaque fois qu'il lui coupait une tête, il lui en poussait une autre. Et c'est vrai que quand on en a fini avec un obstacle, souvent un autre surgit d'où on ne l'attendait pas.

C'est vrai aussi dans la vie spirituelle : les obstacles se multiplient à foison, il y en a partout dans la vie. Pour atteindre une couche de charbon d'un mètre ou deux d'épaisseur, il faut percer des puits profonds, creuser des galeries et à quel prix ! Idem pour atteindre la nappe de pétrole ou la roche bitumineuse convoitée ; cela se compte parfois par milliers de mètres. Que d'obstacles pour atteindre la chose convoitée ! Et de même, pour que Jésus-Christ sauve et sorte un pécheur de la profondeur de sa perdition, il lui faut surmonter des obstacles que sa vie de péchés ou que les autres ont entassé ou amassé sur lui.

Les obstacles qui étaient entre le Seigneur Jésus et les trois personnes qu'il voulait ressusciter, illustrent de façon surprenante les forces qui, de tout temps, se sont opposées à la prédication de l'évangile et au salut des âmes.

Dans le premier cas, entre Jésus et Lazare il y avait une lourde pierre.

Dans le deuxième cas, entre Jésus et le jeune homme il y avait un cortège funéraire qui s'avançait vers le cimetière, et qui n'était pas du tout décidé à s'arrêter.

Dans le troisième cas, entre Jésus et la petite fille, il y avait la puissance de l'incrédulité de l'entourage.

Trois obstacles, trois forces, qui de tout temps se sont opposés à la prédication de l'évangile.

Je viens d'une région où l'industrie est reine, et comme j'aime beaucoup la mécanique j'ai donné à ces trois obstacles des termes techniques :

la force de l'inertie dans le premier cas.

la force d'entraînement dans le deuxième cas.

la force de freinage dans le troisième.

Voyons donc un peu ces trois obstacles au fur et à mesure qu'ils vont se présenter à nous.

LA FORCE DINERTIE

L'obstacle était une lourde pierre qui, barrant l'entrée de la grotte, se tenait entre Jésus et celui qu'il voulait ressusciter. A cette pierre nous allons donner un nom : c'est la force de l'inertie. Voilà une pierre sur laquelle plus d'une âme en détresse est venue s'achopper. Et la pire de toutes les pierres, la plus lourde, c'est la pierre nommée "indifférence".

Il y a quantité de gens qui regardent d'un il amorphe le salut révélé dans l'évangile, qui écoutent d'une oreille distraite la prédication de la croix. Ils ont un il qui ne s'éclaire que lorsqu'il accroche une affiche de publicité licencieuse ou une oreille qui ne s'éveille que lorsque les tympans sont percutés par un taux de décibels dangereux. C'est vrai que certains aiment les choses spirituelles autant qu'un chien aime la musique. Ils sont aussi indifférents aux choses de l'éternité qu'un aveugle est insensible à la lumière et que l'oreille d'un sourd est insensible aux sons. Il semblerait que ces choses n'ont pas été faites pour eux, ni eux pour elles, c'est à croire que la Bible s'est trompée quand elle dit que Dieu a mis dans le cur des hommes, la pensée de l'éternité.

De toutes les pierres qui peuvent se trouver entre vous et le salut, la plus lourde c'est celle de l'indifférence, et votre plus grand ennemi ne pourrait pas vous souhaiter de plus grand malheur que celui-là, parce que tant que vous resterez indifférent au salut de votre âme, il n'y aurait pas l'ombre d'un espoir pour vous. Oui, l'indifférence est une lourde pierre d'inertie. Mais il y en a d'autres, il y en a des foules et on pourrait même dire que la foule tout court est en elle-même une force d'inertie. Cette foule qui se massait sur le parcours du Seigneur empêchait Zachée, un contrôleur des contributions qui était de petite taille, de voir passer Jésus.

Quelle foule y a-t-il entre vous et Jésus ? Peut-être est-ce linertie du milieu familial ou social dans lequel vous vivez ? Personne, parmi vos proches, ne sinquiète davoir la vie éternelle ; c'est l'apathie la plus complète. Vous ne savez où regarder pour trouver quelqu'un qui vous aidera à voir le Seigneur.

Il vous semble peut-être que vous soyez le seul à vouloir la vie éternelle ; personne ne vous comprend parmi vos amis, votre famille, vos proches parents et, aussi loin que vous regardiez, votre horizon est bouché par des gens dont le désintérêt vous empêche de voir Jésus.

Zachée était de petite taille, avons-nous dit, mais il a surmonté ce handicap : il a grimpé sur un arbre et de sa situation maintenant privilégiée, il a vu le Seigneur. Si vous regardez bien autour de vous, vous trouverez non pas des arbres mais des amis qui seront pour vous ce que l'arbre a été pour Zachée. Ces amis ne peuvent pas vous sauver mais ils peuvent faire une chose : vous hisser un peu afin que, par-dessus la foule qui acclame le Seigneur sans le connaître, vous puissiez enfin le voir et surtout le voir lever les yeux vers vous et vous dire comme à Zachée autrefois : "mon ami, descends, il faut qu'aujourd'hui j'habite chez toi".

Il y a peut être dans votre vie une autre pierre d'inertie sur laquelle vous avez buriné la phrase fatale : "A quoi bon !". C'est l'inertie des déprimés, des désabusés, des vaincus de la vie, de ceux qui ont lutté longtemps et qui se sont arrêtés, incapables de faire un pas de plus. C'est l'inertie de ceux qui disent : "à quoi bon tant lutter puisqu'au bout c'est quand même la défaite, à quoi bon avoir de belles et nobles pensées sur lesquelles je n'arrive qu'à y greffer une vie indigne ? A quoi bon ? Ma vie est comme un outil brisé, je ne fais pas le bien que je veux, je fais même le mal que je ne veux pas. Alors on lance le manche après la cognée".

Etes-vous de ceux qui disent "A quoi bon" ?

Cette inertie peut être roulée et d'un mot le Seigneur peut vous rendre l'envie de vivre. Jésus-Christ est prêt à faire pour vous, aujourd'hui, le miracle stupéfiant qu'il a fait pour Lazare autrefois, c'est-à-dire vous rendre la vie. Le tout est de savoir si vous le voulez et si vous désirez un renouveau de vie. Si oui, je veux être de ceux qui aideront à rouler la pierre afin que, l'inertie étant ôtée, vous soyez seul à seul avec Jésus-Christ parce que le salut, c'est cela ; c'est se trouver face à face avec le Sauveur. Moi, je m'esquiverais sur la pointe des pieds, vous laissant seul à seul avec lui pour qu'il vous parle et que votre entourage stupéfait soit témoin du plus grand miracle de l'univers. Car le miracle par excellence ce n'est pas de ressusciter un mort, c'est de convertir et de sauver une âme, et si cette heure vous permet de vous trouver face à face avec Jésus-Christ, croyez-moi ce miracle se fera.

LA FORCE D'ENTRAINEMENT

Je voudrais que vous vous représentiez cette scène :

le jeune homme est porté sur les épaules de ses meilleurs amis. On les a choisis, ils ont été triés sur le volet, ceux sont les plus forts, les plus capables qui constituent une irrésistible force qui l'entraîne vers le cimetière, force que lui en tout cas n'est pas capable d'arrêter, puisqu'il est mort. Or vous savez que tout s'arrête devant un convoi funèbre. Je dis tout, absolument tout. Les autobus, les tramways, les passants, l'armée elle-même se met au garde-à-vous et salue. Tout s'arrête devant un convoi funèbre, rien ne l'arrête, si ce n'est le cimetière.

Oh ! bien sûr, Jésus veut faire quelque chose pour le jeune homme, mais le cortège n'est pas décidé à s'arrêter pour Jésus.

Inexorablement, le jeune homme va vers le cimetière... Mais voici que deux mouvements opposés vont se croiser : celui de la mort et celui du Prince de la vie. Qu'est-ce que le cortège de la mort va faire ? Va-t-il s'arrêter pour Jésus ? Pensez vous, il ignore Jésus. Non il ne s'arrêtera pas ! Alors, puisque le cortège de la mort ne veut pas (et ne peut pas) s'arrêter, c'est Jésus qui va le faire. Et il le fait : il arrête et bloque la force d'entraînement.

Je voudrais faire une petite digression ici pour revenir après à notre sujet. Ce cortège qui va vers le cimetière, c'est une image de notre siècle. Nous vivons dans un monde de progrès. Le progrès n'a jamais été aussi rapide mais chacun sait que notre monde a pris la mauvaise bifurcation et que nous sommes en train de progresser vers.... le cimetière collectif !

Nous les petites gens, nous pouvons nous permettre d'être insouciants, de ne penser qu'à nos vacances, à notre confort ; mais nos hommes d'Etat qui sont aux commandes savent, eux, où on en est. Le temps qui nous sépare d'un massacre à l'échelle d'un ou de plusieurs continents, s'est singulièrement raccourci et rien ne peut arrêter le mouvement. Le seul espoir du monde c'est que Jésus arrête le cortège de la mort. Un diplomate de haut rang, qui n'était pas croyant dans le sens où nous l'entendons, a dit : "Si le Jésus des chrétiens n'est pas revenu d'ici vingt ans, je ne réponds plus du monde ".

Il n'y pas que le monde en général qui est pris dans un engrenage mortel, il y a les hommes pris individuellement avec leurs passions, leurs habitudes qui les enchaînent et les entraînent, et dont ils ne peuvent pas se défaire ; même s'ils le voulaient. Et ce sont parfois vos meilleurs amis qui vous encensent, vous flattent et vous applaudissent ; qui vous portent vers le cimetière.

Regardez le jeune homme : il est encadré par ses amis, il est porté sur de solides épaules ; et ce sont souvent, je le répète, de solides amitiés qui vous conduisent à la mort éternelle. On veille sur vous pour que vous ne ratiez pas la destination programmée. C'est là qu'on veut vous conduire, et tous se sont donné le mot : il ira, qu'il le veuille ou non ; il ira, on s'en charge. Et en plus de ces prétendus amis qui sont au nombre de quatre (je suppose), il y a tous ceux qui sont derrière, prêts à prendre la relève au cas ou l'un d'entre eux viendrait à flancher. Je vais vous dire le nom de ces amis qui nous portent vers le séjour des morts.

Le premier s'appelle la vie coutumière, celle qui nous pousse en avant, les bonnes vieilles habitudes qu'il ne faut surtout pas changer, ce qu'on appelle le train-train de vie. Que voulez-vous, on a toujours fait comme ça chez nous ; mon père, mon grand-père, mon arrière grand-mère ont toujours fait comme ça, pourquoi voulez-vous que je fasse autrement ? Et puis, vous savez, je suis trop vieux pour changer ou trop jeune pour choisir. Alors, c'est la vie coutumière qui nous porte inexorablement vers une éternité de malheur d'où ne revient pas. C'est cela le premier ami qui vous pousse et vous porte. Votre cher ami ou amie, la vie coutumière,

Le deuxième qui vous porte s'appelle le préjugé, celui qui vous pousse lui aussi à rejeter tout ce qui n'est pas vous-même, et à écarter tout ce qui serait susceptible de changer votre itinéraire ; itinéraire qu'alors vous prenez malgré vous. C'est lui, le deuxième grand copain qui vous porte.

Le troisième grand ami qui vous porte, c'est l'erreur. L'erreur n'a pas été à l'école, elle ne sait pas écrire, ou si peu. Et quand elle orthographie son nom, l'erreur écrit "vérité" ; parce que tout ce qui n'est pas elle-même est considéré comme faux, même la vérité. Elle ne sait pas ce que c'est que de changer son fusil d'épaule. Pour elle, changer d'opinion c'est "retourner sa veste". Mais, comme me le disait un ami autrefois, quel mal y a-t-il à retourner sa veste quand on s'aperçoit qu'on l'a mise à l'envers ? 

Le quatrième compagnon s'appelle la fausse honte. C'est-à-dire la crainte de l'opinion publique, la peur du "qu'en dira-t-on" qui nous pousse à accorder plus d'estime à l'opinion des hommes, qu'à celle de Dieu. La fausse honte n'a pas de conscience propre ; elle est lâche, elle n'a de conscience que celle des autres.

Voilà les quatre compagnons : la vie coutumière, le préjugé, l'erreur, et la fausse honte. Ce sont eux qui vous portent vers la perdition éternelle.

Votre seul espoir c'est que Jésus paraisse dans votre vie et qu'il arrête le cortège ! Ce qu'il a fait pour le jeune homme, le Seigneur est prêt à le faire pour vous. Il peut aussi arrêter puis inverser le sens de votre vie aujourd'hui.

Regardez maintenant la façon dont le Seigneur va s'y prendre. Il a pris le taureau par les cornes, il s'est attaqué à la tête du cortège.

Remarquez que le Seigneur n'a pas commencé par le dernier rang en essayant de convaincre le dernier, puis de remonter tout le cortège un par un. Vous comprenez qu'il n'aurait pas convaincu trois personnes, que le jeune homme aurait déjà été enterré depuis une semaine. Non, il s'est attaqué au premier rang. Il a arrêté le premier rang et tout le reste a suivi. Ils étaient obligés de s'arrêter sinon ils allaient se taper le front sur la nuque de ceux qui étaient juste devant. Il a tout bloqué, tout arrêté.

Voilà comment le Seigneur s'y prend avec nous aussi : Il ne réglera pas vos problèmes en commençant par les plus éloignés et en les remontant les uns après les autres, Il va s'attaquer aux problèmes du premier rang, à ceux qui vous serrent de plus près.

Un jour, le Seigneur a rencontré sur le bord du chemin un aveugle, Barthimée, qui mendiait. Quel était son problème ? Il avait beaucoup de problèmes : il avait besoin de quelques sous, d'un bon repas, de vêtements, d'une canne blanche, de lunettes teintées et d'un chien pour aveugles.

Mais le Seigneur ne lui a rien donné de tout cela. Il s'est attaqué à son problème de base. Quel était-il ? Cétait sa cécité. Le Seigneur lui a rendu la vue et du coup tous les autres problèmes furent réglés.

Dans notre vie, il y a comme cela une foule de maux qui ont pour origine un mal plus grand qu'il faut régler. Jésus va à la racine du mal, car il sait que le cur de nos problèmes, c'est un problème de cur. Nous, nous croyons que nos problèmes traînaillent ici et là quelque part dans notre vie, mais le Seigneur sait que c'est la mécanique intérieure qui ne va pas, c'est le moteur qui est grippé, c'est le cur qui doit être changé, c'est pourquoi il est dit : "Mon fils donne-moi ton cur". C'est là ce que le Seigneur veut changer. Et quand Dieu aura changé votre cur ou, comme dit l'Ecriture, quand il aura ôté votre cur de pierre et qu'il vous aura donné un cur de chair, les autres problèmes ne disparaîtront pas tous, mais ils vont se mettre en place, ils vont se mettre "à leur place".

Mes amis, vous n'êtes que trop éloignés de Jésus-Christ, vous n'êtes que trop rapprochés du cimetière : "aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez par votre cur". Le Seigneur se tient au seuil de votre cur et il vous dit cette parole d'Apocalypse chapitre 3 v 20 "Voici je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je mangerai avec lui, et lui avec moi".

LA FORCE DE FREINAGE

Cette jeune fille était morte ; les amis, les voisins, étaient venus pour présenter leurs condoléances, et à cette époque on marquait sa sympathie en pleurant. On prouvait d'autant mieux sa sympathie qu'on pleurait plus fort et tout le monde pleurait à qui mieux mieux dans la maison. Mais quand on y pense sérieusement, une petite fille unique de douze ans, il y avait de quoi pleurer sincèrement.

Jésus s'approche, il va faire le miracle et dit : "elle dort, je vais la réveiller". C'est là que l'on peut apercevoir la puissance d'incrédulité par laquelle le diable exerce toute sa pression.

En effet, quand le Seigneur a dit : "je vais la réveiller, elle dort", les gens se sont soudain arrêtés de pleurer, comme par enchantement ; à la place ils se sont mis à rire et à se moquer de lui. Leur incrédulité était d'une nature telle, que le miracle a été précédé d'un nettoyage par le vide, il les a tous fait sortir.

Entre Jésus-Christ et la petite fille il y avait la force de freinage de l'incrédulité. Quand Jésus vint à Nazareth il est dit "qu'il ne put faire là aucun miracle, à cause de leur incrédulité".

Revenons à notre ami Barthimée, l'aveugle qui mendiait sur le bord de la route. Quand il a entendu passer Jésus il a crié : "Fils de David ait pitié de moi". La force de freinage est immédiatement entrée en action. Il s'y est trouvé des gens pour dire : "silence, ne fais pas de bruit, ne crie pas si fort, tu casses les oreilles du Seigneur ". Mais Barthimée a crié encore plus fort et le Seigneur l'a entendu et il a été guéri.

Il y a toujours eu, et de tout temps, cette force de freinage.

Une autre fois on est venu présenter au Seigneur des petits enfants pour qu'il les bénisse ; qu'ont fait les disciples ? Ils ont appuyé sur le frein tant et plus. Ils ont interdit que l'on vienne amener au Seigneur les petits enfants. C'est tout juste s'ils n'ont pas mis un écriteau "Interdit aux moins de 16 ans - Carré rouge - Spectacle réservé aux adultes !"

Regardez cet ami chrétien qui se rend au culte. Vous pouvez être sûr qu'avant de s'y rendre il a entendu une voix qui lui a dit : "n'y va pas, il pleut, il fait trop froid, c'est trop loin, réserve-toi pour la semaine prochaine !"

Rares sont ceux qui n'ont pas ressenti cette impression de freinage la première fois où ils sont venus dans un lieu où l'on prêchait l'évangile et, dans certains cas, la pression était telle qu'ils ne seraient jamais entrés si quelqu'un de leurs amis chrétiens ne les avaient accompagnés.

La force de freinage....

Je me souviens des premiers temps où je fréquentais une réunion évangélique ; je me croyais un caïd. Je me croyais débarrassé de tous ces préjugés, je croyais être un homme libre. Disciple de Cyrano de Bergerac à l'époque, je me gargarisait de ces vers :

"Rêver, rire, passer, être seul être libre

Avoir l'il qui regarde bien, la voix qui vibre..."

Mais en mettant ma main sur la poignée de la porte j'ai regardé à gauche et puis à droite pour voir si on ne me voyait pas entrer. Quelle force de freinage ! Quand j'y pense, aujourd'hui encore j'ai honte de moi.

Vous êtes presque au bout du texte. Je vais vous demander de prendre la décision de venir au Seigneur.

Je sais qu'une voix intérieure vous dira : "arrête de lire et n'y pense plus".

Comme nous l'avons vu, ces trois puissances ont toujours été à l'uvre et elles le sont à ce moment de votre lecture : une force d'inertie, une force d'entraînement, une force de freinage.

Je ne sais pas ce qui vous retient, ce qui vous freine de venir au Seigneur. Cela peut être une grande amitié, ou la crainte des hommes, ou l'amour des plaisirs mondains, ou l'amour du péché.

Pour que le miracle se fasse dans votre vie, il faut permettre à Jésus de les mettre dehors.

Vous me dites : "non, moi je ne peux pas. Je n'ai pas la force de rompre. J'aime ces amitiés, j'aime ces petits plaisirs, j'aime le flirt, j'aime la tabagie, j'aime les revues pornos..., j'aime tout cela, jamais je ne pourrais m'en séparer".

Bien sûr que vous ne pouvez pas les mettre à la porte de votre vie ; mais Lui, Jésus, le fera pour vous. Il l'a fait pour celui qui écrit ces lignes, il l'a fait pour des millions d'autres au cours de l'histoire, il le fera pour vous.

Alors, et alors seulement, vous pourrez entendre sa voix qui vous dira comme à Lazare, comme au jeune homme, comme à la jeune fille : "mon ami, lève toi", et, à sa parole puissante, vous passerez de la mort à la vie. Alors, dans votre vie, la Camarde aux orbites creuses aura reculé, les pompes funèbres spirituelles seront en deuil, il y aura un crêpe noir, non pas chez vous, mais dans l'enfer qui ricane et qui se gonfle aujourd'hui à la pensée que vous êtes encore perdu.

Mais si vous cédez votre vie entre les mains du Seigneur, l'enfer va rugir de fureur parce que vous lui aurez glissé entre les doigts et trouvé refuge dans l'amour du Sauveur.

Je ne sais pas si dans votre vie il y a un de ces trois problèmes, ou peut-être les trois en même temps, mais Jésus-Christ est à la hauteur de la situation et si vous vouliez venir lui faire confiance, il vous libérerait. Il est le Prince de la vie. Il est dit de lui dans la Bible que "Celui que le Fils affranchit, sera réellement libre".

Il roule l'inertie, il bloque la force d'entraînement et il libère là où il y a une puissance de freinage.

Je n'ai pas d'autre réponse à vous proposer que Jésus-Christ lui-même. Il vous appartient de le recevoir dans votre vie, de vous convertir à lui et pour cela il n'y a pas de meilleur moment que celui-ci.

En fermant le livre, fermez aussi les yeux, recueillez-vous un instant et faites monter une courte prière, peut-être celle-ci que vous pouvez répéter dans votre cur :

"Seigneur, je me découvre et me sens si misérable ; J'ai besoin de ton pardon, accorde-le moi je te prie ; Chasse la mort qui est en moi et viens mettre ta vie dans la mienne ; Apprends-moi à vivre pour toi. Amen".